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Mardi 17 octobre 2017

Languedoc : Virgile Joly étend son vignoble grâce à Terra Hominis

Connue pour son savoir-faire en matière d’accompagnement à l’installation, Terra Hominis aide également les viticulteurs à s'agrandir. C'est le projet que l'entreprise vient d'achever avec le Domaine Virgile Joly.

L’une des figures du Languedoc Virgile Joly vient d’étendre son domaine de 6 hectares. Et au lieu de passer par la case banque, il a fait appel à Terra Hominis. Cette société recherche des investisseurs prêts à prendre des parts dans une société détentrice de foncier. Pour le Domaine Virgile Joly, ils sont 127 associés à avoir déboursé 1 750 euros de parts. « J’ai choisi ce mode de financement car il permet d’éviter d’immobiliser la trésorerie pour financer des terres. Ainsi, cela me permet de conserver mon besoin en fonds de roulement » explique, satisfait, Virgile Joly. Les associés sont rétribués en vin 4.5 % de l’investissement et sont invités par le vigneron régulièrement dans l'année à vivre toutes les étapes de la fabrication de "leur" vin. "Véritablement, ils deviennent des ambassadeurs du domaine" insiste Ludovic Aventin, président fondateur de Terra Hominis.

Créer une nouvelle cuvée

Les terres achetées vont permettre à Virgile Joly de développer sa stratégie d’entreprise sur deux axes. Le premier a une vocation commerciale. « Un îlot possède des vieux mourvèdres et grenaches. Ces cépages seront utilisés pour créer une cuvée mythique à l’international, la GSM, pour grenache, syrah, mourvèdre » explique Virgile Joly. De quoi donc soutenir une stratégie d’innovation produit sur les marchés étrangers.

Le second axe de développement s’inscrit dans une orientation à plus long terme. Virgile Joly s’intéresse depuis longtemps à la préservation de la biodiversité sur son exploitation. Il a planté des haies, il a construit une mare. Il ouvre également des espaces envahis par la garrigue afin de permettre le retour de certaines espèces. Dans ce projet de développement de la biodiversité, il souhaiterait s’essayer à l’agro-foresterie. Il consacrera un hectare de sa surface nouvellement acquise, à la plantation de vignes en association avec des chênes truffiers. Mais le projet prendra du temps. Et d’expliquer : « c’est un projet sur lequel je veux avancer lentement. Il y a de nombreuses connaissances à acquérir ». Faut-il planter en îlot ou au milieu de la parcelle ? Quelle concurrence les arbres auront-ils avec la vigne ? Comment réaliser la déclaration parcellaire ? Voilà un échantillon des questions auxquelles le vigneron veut trouver des réponses avant de se lancer…


[ Source Vitisphere ]