ACTUALITÉS DU SUD DE LA FRANCE

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Vendredi 07 octobre 2016

Plusieurs étrangers acquièrent des domaines viticoles en Languedoc

Si Vinea Transaction ne s’autorise pas à parler de franc retour des investisseurs étrangers dans le vignoble, l’agence foncière sent un léger retour au premier trimestre.

« Nous avons le sentiment que les investisseurs étrangers se remettent à l'achat de vignobles dans le Sud de la France » se satisfait Michel Veyrier, de Vinea Transaction. Le premier semestre 2016 a été, en effet, marqué par un volume d’affaires qui n’avait pas été observé depuis quelques années. Selon lui, ce retour est favorisé par plusieurs caractéristiques des terroirs méridionaux. « Ces investisseurs sont séduits par l’authenticité de la région, sans grands pôles urbains, qui est propice à l’oenotourisme. La production du vignoble orientée par des vins taillés pour l’international est aussi un facteur d’intérêt. L’image Sud de France commence à être perçue et comprise» explicite Michel Veyrier. Il précise aussi que l’orientation du marché foncier sur une tendance très stable avec une diversité d’offres, offrant une palette de terroirs, est favorable à ce retour des investissements.

Américains, Belges et Russes

Concrètement, les affaires ont été conclues par un importateur québécois, Michel Tremblay qui a racheté le Domaine Tix en AOP Ventoux. Toujours en Vallée du Rhône, un investisseur chinois a repris le domaine de Pialon en Côtes du Rhône villages Séguret. En Languedoc, une structure d’associés américaine-brésilienne a choisi Les Chemins de Bassac en IGP Côtes de Thongue et un Belge a racheté le Domaine du Poujol. Enfin, Vinea Transaction relève un investissement russe dans le Château Capion, quatrième opération réalisée par des investisseurs de cette nationalité (après Saint-Martin de La Garrigue, Château Saint Louis et Prieuré Saint Jean de Bebian).

D’autres transactions sont en cours, impliquant des Chinois. Par ailleurs, Michel Veyrier s’interrogent sur un possible retour des Anglais qui n’ont plus investi depuis la crise financière de 2007. « Pour l’instant, ils sont en arrêt sur image et attendent de connaître les conditions fiscales et réglementaires qui découleront du Brexit. Ils adoptent une phase d’observation ». Et de terminer en soulignant que les négociants français restent très actifs.

[ Source Vitisphere ]